L’AS Charmilles promu en 2e ligue : un moment historique pour le club
C'est un 11 mai que personne n'oubliera du côté des Libellules. Après une saison remarquable, l'AS Charmilles est officiellement promu en 2e ligue pour la première fois de son histoire. Et si la montée ne s'est pas jouée sur une victoire, elle n'en est que plus belle.

Tout semblait en place pour que la fête soit totale. Le public était là, nombreux, bruyant, familial. Sur le terrain, les joueurs de Jorge Pais menaient 2-0 contre une équipe d'Aïre-le-Lignon ambitieuse, encore en course pour les barrages. Une première frappe enroulée d'Alexandre Coelho dans la lucarne, puis un deuxième but du capitaine Blerim Arifi en seconde période : les tribunes y croyaient, déjà debout, les chants prêts à exploser. Mais le football aime les scénarios imprévisibles. Aïre a réduit l'écart, puis égalisé dans les arrêts de jeu, refroidissant l'ambiance d'un coup. La montée, à ce moment-là, n'était plus assurée. Il fallait attendre un autre résultat, à Donzelle, où Lancy FC II jouait ses dernières cartes.
Et puis la nouvelle est tombée. Lancy n'a pas fait mieux : match nul 2-2. À cet instant, les regards inquiets se sont transformés en sourires. Les cris ont fusé, les larmes ont coulé. L'AS Charmilles est champion. Avec huit points d'avance à deux journées de la fin, la montée est mathématiquement acquise. Cette fois, le rêve ne s'est pas envolé. Il est devenu réalité.

Un an plus tôt, ce même groupe avait vu la 2e ligue lui échapper de peu, battu lors d'un barrage cruel contre Azzurri. Beaucoup auraient baissé la tête. Charmilles, lui, a redoublé de travail, avec humilité et ambition. Guidés par Jorge Pais et Dragisa Stevanovic, les joueurs ont répondu présents tout au long de la saison. Une seule défaite, une attaque prolifique, un collectif soudé, et une régularité qui a fait la différence. Même l'épisode frustrant de la disqualification en Coupe genevoise n'a pas suffi à les faire dévier. Au contraire, il a renforcé leur concentration sur l'objectif principal.


